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Casse Dahl

Charlie et ... : Burton
9 juillet 2005.
 


Burton, Bon Gros Géant de l’entertainement hollywoodien - il fait peur, mais pas trop - est de nouveau associé au nom de Roald Dahl avec Charlie et la chocolaterie, plus grand succès de l’auteur, qui en compte un bon nombre.

Pour ceux qui se seraient privés jusqu’à lors du plaisir de la lecture de ce best-seller jeunesse à plus d’un titre délicieux, rappelons qu’il raconte l’histoire du jeune Charlie qui, évadé pour une journée de sa très modeste condition, a le privilège de visiter l’usine de confiserie de l’étrange Willy Wonka en compagnie des quatre autres jeunes vainqueurs d’un concours dont cette journée de rêve était le lot.
Dans la manufacture, au milieu des inventions délirantes du confiseur, glaces qui ne fondent pas, gommes aux multiples parfums d’un repas et autres masures de pain d’épice, les masques tombent. Le canard boiteux de la compagnie, Charlie - moins riche ou brillant que ceux qui l’accompagnent - se trouve lui pouvoir compter sur sa bonne étoile...

Un conte charmant donc, mais qui justement pose la question de la nécessité d’une adaptation.
Le premier segment du film, qui présente les enfants comme une galerie de monstres capricieux, insolents, vulgaires, est plaisante, plus virulente même sans doute que l’original.
Mais une fois les portes de l’usine franchies, toutes les forces de Burton se concentrent sur le défi très vain de rendre l’usine vraisemblable, à grand renfort d’effets numériques loin d’êtres invisibles, parfaits où beaux, ce qui se pardonne bien plus rarement que dans le cas de l’analogique. Drôle d’idée aussi d’entamer ce film par un très long plan en 3d de l’usine, désincarnée, sans grain.

On obtient donc en fin de cuisson cette meringue mal montée qui s’affaisse en bouche et ne tient pas ses promesses. Car on aurait aimé sans restriction ce film, même raté, s’il avait conservé par la suite qu’un peu du sel de la critique qu’il initie dans sa première partie.
Un film pour les enfants qui leur eut tendu un miroir à ce point sans concession eut été plus que drôle, utile, au lieu de quoi Burton se complait à démontrer qu’on peu créer du kitch approximatif avec les moyens d’un énorme film de studio.
Rien de désagréable en soi donc, mais on espère que le prochain film de ce réalisateur que l’on aimait pour son grand écart entre horrifique et sucré sera plus... dépeigné.

Charlie et la chocolaterie
De Tim Burton
En salles le 13 Juillet 2005

B. Illos

+

 

Attente : Rashid Masharawi
Gentille : Sophie Filières
Vera Drake : Mike Leigh
A Travers la forêt : Civeyrac
The Shield : Shawn Ryan
Charlie et ... : Burton
Travaux : Brigitte Roüan
3...Extremes
Eternal Sunshine : Gondry
Obras : Hendrick Dussolier


Purgatoire : J.Lacoste : Colline
Adeline Frossard : sans titre 2005
Electra : Le Voyage Intérieur
Dada : Beaubourg
Kim Hiorthoy
Richard Kern


Gontcharov : Oblomov
J. Fforde : L’Affaire Jane Eyre
Everyday : Nananan
20th Century boys : Urasawa
Les Araignées : Fritz Lang
Jeunesse Soviétique : Maslov
Blue : Kiriko Nananan
Les Boutiques de Cannelle


Duracell : Turrican
Amen Break : N.Harrison
I Love Death : H. Häyhä


Fuh & The Fagetz
Filastine : Burn It
Halfstrike : After Deep Rest
Depth Affect : Arche Lymb
Great Jewish Music : Gainsbourg
Soirées Nomades : Battles
Wisp : NRTHNDR
Non-Stop : Road Movie...
Why ? : Elephant Eyelash
Vex’d : Degenerate
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